Le choc de l’annonce : accueillir, comprendre, commencer à faire face
Lorsqu’une maladie d’Alzheimer est diagnostiquée, un mot que l’on entend parfois tomber comme un couperet, c’est bien souvent toute la vie familiale qui bascule.
En tant qu’infirmière, mais aussi en tant qu’enfant proche, j’ai vu à quel point le moment de l’annonce bouleverse : sentiment de vertige, de chagrin, parfois même de soulagement (enfin un mot sur ce qui désorganisait le quotidien). Vous êtes nombreux à me confier cette sensation : “Je me suis retrouvée figée, sans savoir ce qu’il fallait faire.” Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Ce qui compte dans les premières semaines, c’est surtout de s’autoriser à vivre ses émotions, sans se juger.
Cela peut paraître évident, mais il est essentiel de rappeler : la maladie n’est pas la faute de la personne ni de sa famille. Selon la Fondation Alzheimer, en France, près de 225 000 personnes reçoivent ce diagnostic chaque année (Fondation Alzheimer, 2023). Autant de familles qui, comme vous peut-être aujourd’hui, cherchent des repères.