Choisir ses mots : simplicité, clarté, respect
L’annonce du diagnostic ne signifie pas que l’on doit répéter le mot « Alzheimer » à tout prix, si celui-ci provoque une souffrance ingérable. Ce n’est pas du mensonge, c’est de l’adaptation — notion centrale dans toutes les recommandations officielles (HAS).
Quelques exemples de formulations bienveillantes
- « Tu rencontres des difficultés pour te rappeler certaines choses. Le médecin a trouvé une explication à cela. »
- « Ta mémoire te joue des tours à cause d’une maladie. On va t’accompagner et t’aider. »
- Quand la personne est en attente de réalité : « Le docteur pense que les troubles viennent d’une maladie qui s’appelle Alzheimer. Il y aura des rendez-vous, mais on va faire face ensemble. »
Souvent, des familles me disent : « Je ne veux pas lui faire peur. » Vous êtes nombreux à hésiter : nommer ou pas la maladie ? Il n’y a pas de règle absolue. Certains ont besoin de mettre un mot pour avancer. D’autres refusent de l’entendre : dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’insister.
Ce qui compte, c’est la cohérence : ne pas inventer de fausses explications (« C’est à cause des médicaments ») mais rester dans une forme de vérité adaptée à la sensibilité de l’autre.