Ce que vit l'entourage au quotidien
Pour les proches, la DFT suscite souvent un vertige particulier : “J’ai l’impression de lui parler, mais il n’est plus là.” Le rapport aux émotions, à l’autre, à la pudeur, se transforme. Les familles me disent souvent qu’elles vivent un double deuil : d’abord, de la relation telle qu’elle existait, ensuite, d’un avenir qui se trouble. Ces sentiments sont normaux ; ils sont partagés par beaucoup.
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Perte de repères : Le parent ou le conjoint ne réagit plus “comme avant”, et cela peut bouleverser tout le quotidien familial, parfois jusqu’aux liens avec les enfants.
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Fatigue et anticipation : Il faut souvent surveiller davantage, anticiper les prises de risques (sorties inopinées, comportements dangereux, achats compulsifs…).
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Solitude et culpabilité : Le manque d’empathie est parfois pris, à tort, pour de l’indifférence ou de la méchanceté.
S’autoriser à en parler, à demander du soutien, est déjà un premier pas. Les associations de familles, comme Survivre à une DFT, peuvent être précieuses. Les consultations mémoire sont aussi des lieux de parole et d’orientation.