Le parcours de diagnostic : comment ça se passe ?
Étape 1 : La consultation chez le médecin généraliste
Souvent, c’est le médecin de famille qui reçoit la première confidence (“Il oublie tout, docteur…”). Il évalue l’état général, écoute les plaintes, observe le comportement. Parfois, il propose de simples tests de mémoire (le “mini-mental” ou MMS), qui donnent une indication, mais ne suffisent pas à eux seuls à établir un diagnostic.
- À retenir : Un score bas au test MMS ne veut pas toujours dire “Alzheimer”, il peut s’agir d’autre chose (anxiété, dépression…)
Étape 2 : Le bilan approfondi en consultation mémoire
En présence de signes évocateurs, le généraliste oriente vers une consultation mémoire (souvent située à l’hôpital, parfois en ville). Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire : médecin, neuropsychologue, infirmier, parfois assistante sociale.
- On refait un bilan médical complet : tension, vision, état cardiaque, etc.
- Des tests cognitifs plus poussés que ceux du généraliste (évaluation des différentes formes de mémoires, du raisonnement, du langage).
- Un entretien plus long avec le malade, mais surtout avec son entourage, car le vécu du quotidien éclaire le diagnostic.
- Des examens biologiques (prise de sang) pour éliminer d’autres causes.
- Parfois une imagerie cérébrale (scanner, IRM) pour repérer d’autres maladies du cerveau, ou voir une “atrophie” évocatrice (mais ce n’est pas systématique).
Ce temps de diagnostic peut être vécu comme un véritable parcours du combattant pour les familles. Certains en sortent “soulagés d’avoir mis un mot”, d’autres endeuillés d’une “normalité” qui s’en va.
Étape 3 : L’annonce du diagnostic
Le diagnostic ne repose jamais sur un seul signe. Il repose sur l’évolution des troubles, leur répercussion sur la vie quotidienne, et la cohérence des examens. L’annonce est faite lors d’une consultation dédiée, par un professionnel formé.
- Il est normal de ressentir soulagement, colère, tristesse… Toutes les réactions sont légitimes.
- Rien n’oblige à “tout comprendre tout de suite” : il sera possible d’y revenir.
À ce moment-là, un projet d'accompagnement peut (et doit) être proposé : adaptation du domicile, suivi médical, orientation vers des structures de soutien. Des aides à domicile, des groupes de parole pour les aidants, peuvent aussi être proposés.