Cholestérol : quand la graisse gagne du terrain
Le cholestérol est indispensable à notre organisme — il entre dans la fabrication des cellules et de plusieurs hormones. Mais, à trop forte dose, il se dépose sur la paroi des artères, formant du « mauvais » cholestérol (LDL) — ce fameux dépôt qui bouche les vaisseaux. Et, comme souvent, les artères qui alimentent le cerveau ne sont pas épargnées.
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Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la première cause de handicap acquis chez l’adulte (France AVC, 2022). Une grande partie sont liés à l’athérosclérose (dépôts de cholestérol sur les artères).
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80% des AVC sont dits « ischémiques » : ils correspondent souvent à une artère bouchée par un caillot ou un dépôt de cholestérol.
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Après un AVC, le risque d’entrer dans une spirale de troubles cognitifs (troubles de la mémoire, de l’attention, etc.) augmente fortement.
Ce n’est pas tout. Plusieurs grandes études, comme la Copenhagen City Heart Study (publiée dans le journal « Annals of Neurology » en 2010), montrent qu’un taux élevé de cholestérol à la quarantaine double, voire triple, le risque de développer la maladie d’Alzheimer vingt ou trente ans plus tard.
Enfin, il n’est pas rare que diabète et cholestérol « fassent équipe » : selon une étude menée aux États-Unis (Arvanitakis et al., 2010), près de 40% des patients diabétiques cumulent aussi un excès de cholestérol — ce qui augmente à nouveau le risque de difficultés cognitives.