Les cellules gliales : les “infirmières” du cerveau en surchauffe
Derrière notre cerveau, il n’y a pas que des neurones. Des cellules de soutien, appelées cellules gliales, jouent un rôle fondamental. Parmi elles, on retient deux grandes familles :
- Les microglies : véritables “éboueurs” du cerveau, elles ramassent les débris, surveillent l’environnement.
- Les astrocytes : elles nourrissent les neurones, contrôlent la communication entre eux.
Chez une personne en bonne santé, les cellules gliales détectent l’alerte, interviennent, puis reprennent une vie normale. Mais dans le cadre d’un Alzheimer, d’un Parkinson, ou même chez des personnes âgées sans diagnostic précis, ces cellules restent en vigilance permanente. Elles relâchent alors constamment des molécules inflammatoires (comme les cytokines). Le feu, au lieu de s’éteindre, couve sans cesse.
Selon une méta-analyse de 2022 publiée dans The Lancet Neurology, la microglie est activée en continu dans le cerveau des patients Alzheimer, même lors des stades précoces de la maladie.