Les familles face à la maladie : le besoin de comprendre ce que mange le cerveau
Quand une famille arrive pour la première fois en consultation mémoire, la question du régime alimentaire n’est pas, d’emblée, dans toutes les têtes. Ce qui prévaut, c’est l’inquiétude : “Pourquoi ne reconnaît-il plus sa petite-fille ?” Mais très vite, d’autres interrogations surgissent. “Peut-on faire quelque chose pour ralentir la maladie ?” Souvent, une mère ou un conjoint épuisé me demande : “L’alimentation, ça change vraiment quelque chose pour la mémoire ?”
C’est une question que beaucoup se posent, et c’est normal. Parce que lorsqu’on affronte la maladie d’Alzheimer ou une démence apparentée, chaque piste est importante, chaque espoir compte. Et puis, l’idée que l’on puisse reprendre (un peu) la main sur la maladie par l’assiette, c’est une façon de retrouver du pouvoir d’agir – même simplement, même modestement.
Mais derrière cette question, se cachent des concepts complexes. L’un d’eux, qui prend une place de plus en plus centrale dans la recherche, c’est celui de l’inflammation cérébrale.