Pourquoi se tourner vers les modèles animaux ?
Quand la maladie touche un proche, la première question qui surgit, c’est souvent : « Pourquoi ? ». Celle qui vient juste après, c’est : « N’y a-t-il donc aucun moyen de guérir ? » Depuis trente ans, si la recherche sur Alzheimer avance, c’est en grande partie grâce à l’expérimentation sur des animaux de laboratoire. Mais pourquoi faire vivre la maladie à une souris ou à une mouche pourrait-il nous aider à trouver des réponses, alors que “ce n’est pas un humain” ?
- Observer les débuts de la maladie : Contrairement à l’humain, on peut observer toutes les phases de la maladie chez l’animal, du tout début jusqu’aux stades avancés.
- Comprendre les mécanismes biologiques : Les animaux permettent d’étudier les mécanismes invisibles chez l’humain vivant (comme l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau).
- Tester des traitements avant l’humain : Les candidats médicaments sont d’abord testés sur l’animal pour vérifier leur efficacité, mais aussi leur toxicité.
Les modèles animaux servent donc à chercher, à explorer, à vérifier des hypothèses. Ils sont de vrais laboratoires vivants. Mais jusqu’où peuvent-ils nous mener ?